Comment éviter les nausées en fin de course ?
Les nausées de fin de course viennent le plus souvent d'une concentration en sucre trop élevée dans un intestin dont l'irrigation sanguine a chuté. Diluer davantage, passer sur du salé et du liquide, fractionner en prises plus petites et plus fréquentes règle la majorité des cas.
Pendant l'effort, le sang est redirigé vers les muscles et la peau au détriment du système digestif. L'intestin continue de recevoir ce qu'on lui envoie, mais l'absorbe plus lentement. Une boisson trop concentrée y stagne alors, appelle de l'eau depuis l'organisme par osmose, et cette distension déclenche la nausée. Le problème n'est donc pas la quantité totale de sucre, mais sa concentration à un instant donné.
C'est pourquoi boire de l'eau pure par-dessus une boisson trop sucrée aggrave rarement la situation et l'améliore souvent : cela ramène la concentration vers une zone absorbable. À l'inverse, l'erreur classique consiste à répondre à la nausée en cessant de s'alimenter — ce qui règle le symptôme une heure, puis produit une fringale dont on ne se relève pas.
Sur une course réelle : Mont-Blanc — UTMB®
Sur Mont-Blanc — UTMB®, un coureur d'indice 600 passe environ 20 heures de nuit sur 37h10 de course. C'est la période critique : l'appétit chute, la vigilance baisse, et le creux se situe généralement entre 3 h et 5 h du matin. Prévoir à ce moment-là du salé, du chaud et du liquide vaut mieux que de découvrir à 4 h qu'on ne supporte plus les gels.
| Cote UTMB® | Temps estimé | Glucides | Liquide | Sodium |
|---|---|---|---|---|
| 500 | 43h01 | 2 581 g | 30,1 L | 21 508 mg |
| 600 | 37h10 | 2 230 g | 26 L | 18 583 mg |
| 800 | 24h36 | 1 476 g | 17,2 L | 12 300 mg |
Temps repris des passages réels des coureurs de chaque tranche de cote sur les éditions précédentes, arrêts aux ravitaillements compris. Besoins calculés à 60 g/h de glucides, 700 mL/h de liquide et 500 mg/h de sodium, par temps tempéré.
En pratique : baisse la concentration plutôt que la quantité, alterne les goûts d'un poste à l'autre, garde une option salée — bouillon, soupe, chips — pour la seconde moitié, et fractionne. Si la nausée s'installe malgré tout, ralentis dix minutes : réduire l'intensité rend du débit sanguin à l'intestin et permet souvent de repartir.
RAVIT applique ce calcul à 2 778 courses dans 49 pays, avec 6 547 postes de ravitaillement dont le contenu est relevé au règlement officiel.
Les autres questions
- Combien de glucides par heure sur un ultra ?
- Que vais-je trouver au ravitaillement ?
- Combien de temps vais-je mettre ?
- Que mettre dans le sac d'assistance ?
- Et s'il fait chaud le jour de la course ?
- Comment savoir si je vais passer les barrières horaires ?
- Où et quand mon assistance doit-elle m'attendre ?